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Un drôle de destin 4

Chapitre 4 où Mélanie apprends encore les règles.

La jeune fille retourna douloureusement dans sa chambre. Sophie était là et la consola comme elle put.
"Il s'est montré dissuasif, à ce que je vois. Bon, tu sais ce qui t'attend s'il te venait l'idée de déconner. Ici, une fille reçoit au moins une fessée par jour en moyenne. Je suis celle qui en reçoit le moins. Ton objectif ? Essayer de faire mieux que moi. Bon, range tes affaires proprement, tout doit être impeccable avant ce soir. Vraiment impeccable. Si ce n'est pas le cas, la surveillante ou David t'en recollera une. J'imagine bien que tu voudras éviter. Ne perds pas de temps."

Mélanie s'appliqua à ranger tout comme il faut. Ce ne fut pas difficile, il n'y avait pas grand chose. Mais avait-elle à peine fini que David se pointa dans la chambre.
" Mélanie, suis-moi ! Tout de suite !
- Mais pourquoi ? J'ai rien fait !
- Mauvaise réponse !"
Il se jeta sur la jeune fille, la souleva sous son bras gauche, relèva sa jupe et lui mit une dizaine de claques assez fortes sur ses fesses déjà douloureuses. Mélanie pleura immédiatement tant c'était insupportable. 
"Tu es prête à me suivre maintenant ?
- Ouiiiii, David !" Pleurait-elle.
Il la prit par la main fermement par la main et la força à le suivre. Il l'emmena dans un bureau où se tenait une femme dans un coin de la pièce. Cette femme tenait un dossier à la main. 
"Bonjour, Mélanie, commença-t-elle. Je suppose que tu te demandes pourquoi je t'ai convoquée de manière aussi brutale. Tu as mal aux fesses car tu n'as pas encore compris ce qu'on te demande ici. À mon avis, ce n'est pas fini et tu vas en recevoir d'autres avant ce soir. Mais aurais-je oublié de me présenter ? Mille excuses ! Je suis la patronne de cet établissement. À vrai dire, j'en suis même l'initiatrice, c'est moi qui suggéré au gouvernement l'idée de cette structure. Vois-tu, certaines filles pensent qu'elles ont tous les droits et qu'elles sont au-dessus des lois. Cet établissement est précisément là pour les faire redescendre sur terre. Avant d'entrer dans le vif du sujet, il faut que je te dise que quand on rentre dans mon bureau, c'est fesses à l'air. Enlève ta jupe. La prochaine fois, tu seras punie si tu rentres avec ta jupe dans mon bureau."
La jeune fille enleva sa jupe sans dire mot. Elle avait déjà pris bien trop de fessées à son goût. 
"Bien, dit la directrice en jetant le dossier sur son bureau. Voilà pourquoi tu es ici. Tes bêtises ! Et elles sont nombreuses ! Beaucoup trop nombreuses. J'ai failli t'affecter à l'aile nord. Mais j'ai décidé de te donner une chance en t'observant à ton entrée ici. Mais ne t'y trompe pas, je t'ai affecté David, c'est le plus strict des tuteurs que je connaisse. Il a fait des merveilles dans l'aile nord. Je suis certaine qu'il fera de même avec toi. Je te conseille de ne pas le contrarier. Les deux fessées que tu as prises étaient très très douces comparées à celles qu'il donne habituellement. Si par malheur, tu devais passer à l'aile nord, David continuerai à te suivre, mais il sera encore plus sévère. À toi de voir ce que tu veux faire. As-tu choisi déjà un cursus d'études ? 
- Euh, non, madame, je n'en ai pas encore eu le temps. 
- Il serait temps de te bouger. La vie ne va pas t'attendre. Tu es plutôt intéressée par les sciences ou par la littérature ? 
- Au risque d'être prétentieuse, c'est la politique qui m'intéresse. 
- Ma foi, ça signifie que tu as de l'ambition. Cela ne me déplaît pas. Ainsi donc, nous allons t'y préparer. Je vois que tu es bachelière avec mention, ce qui est plutôt un bon point de départ. David, je vous charge de la coacher dans cette voie, avec fermeté et bienveillance, comme vous savez le faire. 
- Bien sûr, madame, répondit-il. 
- Parfait. Si je dois te reconvoquer dans mon bureau, tu en ressortiras les fesses très douloureuses ! Tu peux disposer. David, voulez-vous rester un moment ?"

Mélanie sortit du bureau, remit sa jupe et retourna dans sa chambre. Elle ne saura jamais ce que la directrice a dit à David après son départ, mais elle savait qu'elle n'avait pas fini d'avoir les fesses rouges. C'était très désagréable sur le moment... Après, elle était troublée, comme si ça s'était terminé trop tôt... Oh, ça faisait mal, ça oui, mais il y avait autre chose, quelque chose qui lui donnait envie d'en recevoir d'autres. De la honte mélangée au fait d'avoir enfin des repères, de se sentir au centre de l'attention de quelqu'un. Elle n'avait jamais été au centre de l'attention de quiconque. Pas même une relation amoureuse. Elle ne connaissait le plaisir sexuel que par ses lectures et la masturbation dont elle ne se privait pas, surtout pour apaiser ses tensions. Mais se sentir simplement aimée ? Elle n'avait jamais éprouvé cette expérience. Une solitaire, une vraie de vraie. Elle croyait qu'avoir des sentiments était une faiblesse alors elle s'était fabriqué une carapace depuis toute petite car ça lui permettait de gérer ses émotions. Elle était devenue froide et assentimentale.
David fit à nouveau son apparition dans la chambre de la jeune femme avec un pile de bouquin sous le bras. Il les posa sur le lit. 
"Voilà de la lecture ! Tu as une semaine pour intégrer le chapitre un de chaque matières. À la fin de la semaine, tu auras un examen. Si tu as moins de treize sur vingt, tu seras punie car l'examen ne contient que des questions de cours." 
Mélanie ne sut quoi répondre et David ne supportait pas ça, un simple merci aurait suffi. Mais c'était le premier jour de la jeune femme alors il se retint d'intervenir. Alors qu'il allait sortir de la chambre, il entendit un timide "merci". Il ne se retourna pas mais esquissa un léger sourire. Il ferait quelque chose de cette fille, il en était sûr, il en était persuadé, et elle sera la meilleure de toute celles qu'il avait eu. De plus, il avait réussi à obtenir carte blanche de la directrice. Dorénavant, personne ne la touchera à part lui. Il en avait l'exclusivité et il ne tutorera qu'elle, désormais. Ce sera sa seule élève. Il comptait bien en faire une élite de la société, même si pour ça, il devait lui mettre dix fessées par jour ! Mais il espérait bien ne pas avoir à en arriver là. 

Dans cette aile de l'établissement, la règle était que les repas étaient servi dans les chambres. On évitait ainsi tout rassemblement. Même si David n'avait qu'une seule élève, les repas étaient surveillés par un tuteur, obligatoirement. David serait donc celui de la chambre de Sophie et Mélanie. Les deux filles mangèrent de bon appétit. Contrairement à ce à quoi s'attendait Mélanie, le repas était bon, et cela réchauffa le cœur et le moral de la jeune fille. David pu observer les livres ouverts sur le lit de cette dernière, elle y avait au moins jeté un coup d'œil. Mélanie, qui observait discrètement David :"Je peux vous poser une question sans risquer une fessée ? 
- Je t'écoute, répondit-il. 
- Autant, les manuels d'histoire, je comprends mais pour des manuels de droit ? 
- Bonne question. La politique, c'est avoir une idée de ce qu'on voudrait faire pour ses concitoyens. Mais pour ça il faut proposer des lois, des textes, donc il est important d'avoir une bonne base en droit.
- Oh, d'accord, merci de m'avoir répondu. 
- De rien, Mélanie."
C'est la première fois que Mélanie voyait David un moins dur. Ça la surprit. 
Une sonnerie retentit à la fin du repas. Cela signifiait une inspection. David se précipita vers la porte et la ferma promptement. 
"Déculottez-vous, les filles, dépêchez-vous et pas un mot ! C'est moi qui parle ! C'est bien compris ?" 
Les deux filles se regardèrent interrogatives et firent oui de la tête. Elle enlevèrent le bas comme ordonné par David et attendirent debout comme pour toute inspection. 
On frappa à la porte. David ouvrit et fit face à la surveillante chargée de l'inspection. 
"Que puis-je pour vous ? demanda David très autoritairement. 
- Pourquoi les filles ne sont pas dans le couloir ? 
- Mélanie et Sophie sont désormais sous ma responsabilité, je me charge de leur inspection, voyez-vous un inconvénient ? Bien sûr, vous pouvez demander à Mme Delaunay ce qu'elle en pense. 
- Mais, euuuh, c'est contraire au règlement... 
- Très bien. Dans ce cas allons en discuter avec Mme la Directrice. 
- Euuuh non, non, ce ne sera pas la peine. Excusez-moi, je vous laisse..."
Pour Sophie comme pour Mélanie, cette scène avait été surréaliste. David leur avait, croyaient-elles évité une inspection.
Lorsque la surveillante fut partie, David vit les mines heureuses des deux filles. 
" Ne vous réjouissez pas trop, mesdemoiselles. Votre inspection aura bien lieu, mais c'est moi qui vais la faire à ma façon !" 
Les visages souriants se transformèrent en visages de déception. Elles avaient bien cru y échapper. 
"Bien, repris David, mes règles sont un peu différentes en ce qui vous concerne. Les règles de base ne changent pas :
       - hygiène, pas de petite fille négligée. 
       - vêtements pliés et impeccables. 
       - Je devrai inspecter vos orifices mais je ne le ferai que visuellement, sauf si vous me faites une entourloupe ou en cas de punition.
        - Votre chambre devra être impeccable. 
A ces règles viendront s'en rajouter d'autres. J'inspecterai votre travail à toutes les deux. En mon absence, je vous conseille de vous entraider. Si vous vous chamaillez entre vous deux ou avec d'autres, vos fesses le regretteront, croyez-moi."
Les deux filles acquiecèrent sans dire mot. Le message était passé. David fit son inspection sans relever de fautes. Il sortit de la chambre et apposa un autocollant rouge sur la porte. Désormais, il était le seul à pouvoir intervenir concernant les deux filles. 
Si ça arrangeait bien Mélanie, ce n'était pas le cas de Sophie. Elle serait cadrée plus strictement. Mais il lui restait quinze jours à faire avant de changer d'aile. Elle tiendrait bon. 

Suite au prochain épisode... 

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